Éducation artistique & culturelle

Les actions
culturelles

Graines de Rue est fortement ancrée sur son territoire et reconnue pour ses actions en faveur de la jeunesse. Chaque année, 25 établissements scolaires ou d'accueil participent au festival, tandis que nos actions culturelles touchent différents publics autour de Bessines-sur-Gartempe.

La jeunesse occupe une place centrale dans le festival : les adolescent·es y sont présent·es sur scène, dans le public et parmi les bénévoles.

Place aux jeunes !

Toute l'année

Semer le goût des arts

À l'année, Graines de Rue propose des ateliers scolaires, des initiations au théâtre, accompagne de jeunes compagnies et soutient les initiatives portées par les jeunes. Ces projets, adaptés aux rencontres et aux besoins, sont soutenus par la DRAC Nouvelle-Aquitaine, les mairies des écoles où les activités se déroulent, la communauté de communes ÉLAN et la commune d'Ambazac.

Cie La Populaire

Un Parlement imaginaire

Les enfants sont les citoyen·nes de demain. Et puisque le théâtre est un lieu de citoyenneté, la Cie La Populaire a hâte d'explorer ce terrain avec les 4 classes participantes.

Le projet du Parlement imaginaire a été conçu pour fabriquer une fausse candidature commune des enfants à des législatives imaginaires. Partant de la question « Quel est ton monde idéal ? », les enfants vont découvrir le concept d'utopie : la possibilité de rêver d'un monde meilleur. Ils vont ensuite présenter leur utopie aux autres. Quelle est la différence entre persuader et convaincre ?

Le projet s'appuiera sur le travail déjà mis en place dans les écoles autour de l'éducation à la citoyenneté ; la lutte contre le harcèlement et contre toute forme de discrimination y sera particulièrement abordée. Les enfants seront amenés à se poser la question : suffit-il que la majorité soit d'accord avec l'exclusion d'une minorité pour que ce soit juste ? Les droits fondamentaux sont ici transmis via un processus créatif, un temps de jeu et de réflexion où les enfants ont leur propre espace d'expression.

L'art y est vu comme un vecteur de transmission, un support de jeu et de sensibilisation pour éveiller les consciences citoyennes aux droits de toutes et tous.

1

L'utopie

Qu'est-ce qu'une utopie ? Quelle différence entre intérêt individuel et intérêt collectif (un monde rêvé pour moi peut être cauchemardesque pour les autres) ? Comment faire d'une utopie, forcément intime, une idée qui rassemble ? Via un atelier d'écriture et de restitution, nous traverserons les mondes rêvés des enfants et en discuterons ensemble.

2

La rhétorique

Comment convaincre, persuader, manipuler ? En reprenant les codes de la rhétorique, de Cicéron à Martin Luther King, il s'agira de jouer du corps (mains, voix, postures) et de l'intonation (colère, enjouement, sourire) pour rendre son discours percutant… ou complètement décalé. Échauffement, articulation, préparation : ces jeunes citoyen·nes en herbe pourront prendre la parole et faire résonner leurs utopies lors de la représentation.

3

La satire

Quoi de plus drôle qu'un puissant ridiculisé ? En s'inspirant de Chaplin dans Le Dictateur, les enfants travailleront la dimension humoristique et burlesque de ces faux candidats. Pendant que certains déclameront avec sincérité leurs mondes rêvés, d'autres auront pour mission de créer des décalages pour jouer avec les codes de l'autorité et du pouvoir.

Ces axes guideront les ateliers menés par deux intervenant·es habitué·es du milieu scolaire. Il s'agira à la fois de créer une aventure citoyenne et théâtrale pour les enfants, et de fabriquer un moment festif et joyeux lors d'une représentation finale qui pourra donner le goût du théâtre aux participant·es et aux familles venues les voir.

Cie GZK · Cédric Bouillot

Human beatbox

Le terme human beatbox se traduit par « boîte à rythmes humaine » : il consiste en l'imitation vocale de boîtes à rythmes, de scratchs et d'instruments comme la trompette, la basse, la guitare ou le saxophone. Le beatbox est l'art de faire de la musique avec sa bouche, ses lèvres, sa langue, ses dents, son souffle, son nez, sa gorge et ses cordes vocales. Avec ou sans micro, l'intervenant crée des mélodies et superpose une rythmique.

Cette discipline issue de la culture hip-hop est en plein développement et aujourd'hui reconnue comme pratique artistique à part entière dans le monde entier. Elle est accessible à tout public, sans étiquette de style musical.

L'intervenant

Cédric Bouillot, musicien et comédien, anime des ateliers depuis une dizaine d'années. Il a étudié 8 ans à Paris le solfège, le piano et le violon, avant d'être formé au beatbox par Gaspard Herblot en 2010. En 2014, il part au Guatemala avec la compagnie suisse Vénado à la rencontre de jeunes de 8 à 13 ans de trois communautés différentes, pour éveiller chez eux des envies musicales.

Les participant·es apprennent les bases de la discipline sous forme d'atelier d'initiation et découvrent la pratique du human beatbox.

Ce que l'on y travaille

  • S'initier ou se perfectionner au beatbox
  • Développer l'imaginaire et la créativité
  • Découvrir les bruitages buccaux et vocaux
  • Favoriser l'écoute et la communication
  • Travailler la prononciation
  • Dépasser sa timidité
  • Prendre confiance en soi
  • Gérer sa respiration et son souffle
  • Être spectateur et acteur d'un battle
  • S'ouvrir à d'autres styles de musique
  • Prendre conscience de son corps
  • Renforcer la dynamique de groupe

Les Productions Pour Que Tu M'aimes

Atelier Play back

Un atelier mêlant théâtre, médias et son, mené par Les Productions Pour Que Tu M'aimes, compagnie qui fait du playback médiatique la matière de ses spectacles. Les enfants y créent un format court présenté au festival.

Ce que l'on y travaille

  • S'initier au théâtre
  • Travailler en groupe sur les médias, ceux que les enfants connaissent
  • S'initier au playback
  • Réaliser des prises de son sous forme d'interviews
  • Créer un format court pour une restitution le 14 mai au festival

Cie AIAA

Ta parole contre la mienne

Ta parole contre la mienne est un atelier théâtral dans lequel chaque enfant peut faire entendre sa voix. À partir d'une injustice vécue, observée ou inventée, le groupe cherche comment la raconter, puis imagine une façon de la réparer. Personne n'est obligé de parler de sa vie personnelle.

L'atelier se déroule en 4 temps.

1

Se rencontrer

Construire la confiance, et découvrir de manière ludique et théâtrale comment fonctionne la justice en France.

2

Raconter une injustice

« Raconte une petite ou une grande injustice que tu as vécue, vue ou imaginée. Dans un monde idéal, que faudrait-il inventer ou changer pour la réparer ? »

3

S'exprimer

Un travail d'expression autour des histoires racontées. L'invention et les personnages permettent de garder une distance protectrice.

4

Garder la parole

Chaque enfant, seul ou en petit groupe, choisit son support : enregistrement sonore, texte dicté ou écrit, dessin, bande dessinée, affiche, objet, image fixe ou petite scène.

Avec l'accord des enfants et les autorisations nécessaires, certaines paroles pourront être enregistrées, lues par d'autres enfants ou transformées en créations sonores, théâtrales et plastiques, pour nourrir l'ouverture d'un spectacle ou une installation dans l'école. Les prénoms et les détails permettant d'identifier une personne ne sont pas diffusés : l'objectif est de faire entendre la parole des enfants tout en protégeant chacun·e.

Cie GIVB

Traverser le vide

Traverser le vide accompagne la création Plus loin que le vide de la Cie GIVB, un spectacle qui interroge la solitude, la santé mentale et affective, les fragilités intérieures et notre besoin de lien aux autres.

Cette médiation propose à un petit groupe de jeunes d'explorer, par le récit, l'écriture, la parole et le travail artistique, ce qui peut partir de l'intime pour devenir une expérience collective. Il ne s'agit pas de livrer ses blessures : chacun·e reste libre de choisir ce qu'il ou elle souhaite raconter, et jusqu'où.

La bibliothèque vivante

À l'issue du parcours, les participant·es deviennent les « livres » d'une bibliothèque vivante, présentée pendant le festival en mai 2027. Les spectateurs-lecteurs viennent, en très petit groupe, écouter le récit qu'un livre humain a choisi de porter, puis circulent d'une histoire à l'autre.

1

Faire connaissance

Deux journées pour installer le groupe et créer un cadre de confiance : jeux autour du prénom, photolangage, blason, chemin de vie… puis premières prises de parole et repérage des histoires que chacun·e aurait envie de raconter.

2

Laisser mûrir

Plusieurs semaines pour écrire, réécrire, changer de piste, avec un lien maintenu avec la compagnie.

3

Mettre en récit

Passer du texte écrit au récit adressé : la voix, la présence, le rythme, le regard. Et, si le temps le permet, imaginer le titre et la « couverture » de son livre humain.

Ce que l'on y travaille

  • Explorer une expérience personnelle à travers un processus artistique, sans injonction à l'intime
  • Acquérir des outils d'écriture, de mise en récit, de prise de parole et de présence
  • Faire émerger une parole choisie et l'accompagner jusqu'à une forme partagée avec un public
  • Créer une rencontre forte entre des jeunes, une création artistique, un festival et un territoire

Et aussi

Acte Un, l'école de théâtre

Depuis 1989, une soixantaine de jeunes de 6 à 18 ans montent sur scène avec Acte Un.

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